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Ports et graus du Montpelliérais

Les étangs du Montpelliérais, depuis le piémont du massif de la Gardiole jusqu’aux confins de la Camargue, séparent les terres habitées de la région de Montpellier du lido que baigne la mer Méditerranée. Sur cette partie du rivage languedocien, les graus sont de provisoires émissaires des eaux fluviales issues du Lez, du Vidourle ou encore du Vistre, cours d’eaux au bord desquels se sont établis des villes et des villages. La géographie et la configuration des ports et des graus y sont changeantes, au gré des évolutions naturelles et de l’intervention des hommes.

Au XVIIe siècle, les ports de Montpellier (port Juvénal) et de Frontignan sont les plus actifs de cette région. Mais les bâtiments qui les fréquentent doivent regagner la mer en franchissant des graus souvent ensablés et difficiles à entretenir. A cet égard, la communauté de Frontignan passe pour être la gardienne de ce littoral, bien que le grau de Palavas soit devenu le seul praticable pour les plus grosses barques.

En 1662, l’inspection générale des côtes languedociennes passe par le grau de Palavas. Un projet de travaux est alors élaboré, carte à l’appui (cf. C 12344/1, Plan du grau de Palavas, 1662). Un chantier y est ouvert pendant quelques années, avec l’avis de la communauté de Frontignan et sous la surveillance de celle de Mauguio. Mais les travaux réalisés sont sans lendemains. Ce n’est que beaucoup plus tard, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, alors que le chantier mobile du canal des étangs est arrivé dans ces parages, que les Etats de Languedoc reprennent l’aménagement d’un grau qu’il faut raccorder aux nouvelles infrastructures.