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Site du Domaine départemental de Pierrevives

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Archives et inventaires en ligne

Les Charbonnages de France

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Le fonds des  Charbonnages de France (66,50 mètres linéaires, 1801-2001) est classé et désormais accessible aux chercheurs. Entré aux Archives départementales en deux versements, à la fin des années 1990 et en 2011, après la dissolution des Charbonnages de France en décembre 2007, le classement du fonds a fait l’objet d’une révision complète en 2014.


C’est au XVIIIe siècle que l’exploitation du charbon se développe dans l’Hérault avec la création des premières compagnies. Vers 1860, le bassin de Graissessac est partagé en 6 concessions, qui sont à l’origine de la Compagnie générale des Mines de Graissessac, créée par décret impérial du 7 octobre 1863. La production de houille prend alors très rapidement son essor avec l’arrivée du chemin de fer dans la région.

Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, le gouvernement décide de faire de la production de charbon une priorité nationale : la loi 17 mai 1946 nationalise les houillères, crée l’établissement Charbonnages de France et 9 houillères de Bassin. Les mines de Graissessac-Le Bousquet d’Orb dépendent alors des Houillères du bassin des Cévennes (H.B.C.) jusqu’en 1969, puis des Houillères du bassin du Centre Midi (H.B.C.M.).Dès 1992, les H.B.C.M. engagent la réhabilitation et la mise en sécurité de l’ensemble des sites ; la fermeture définitive des mines de Graissessac-Le Bousquet-d’Orb intervient en 1995.

Les documents présents dans le fonds proviennent des concessions minières privées et des houillères nationalisées en 1946. Ils témoignent d’une industrialisation du nord du département de l’Hérault, notamment à partir de la fin du XIXe siècle, conjuguée avec le développement du chemin de fer, jusqu’à la fin des années 1990. Outre les plans et les dossiers sur l’installation des infrastructures et le creusement des galeries, on trouvera des toisés (petits carnets récapitulatifs du travail individuel des mineurs par quinzaine, souvent recouverts d’une fine pellicule de charbon), des dossiers sur l’exploitation et la sécurité des sites : levés à la boussole suspendue et au théodolite, analyse des gaz et des poussières. Notons encore de nombreux plans et cartes du « jour » et du « fond » et des documents relatifs aux accidents du travail.