Les 15 jours congés payés, instaurés en 1936, payés passent de 3 semaines en 1956 à 4 semaines en 1969 puis à 5 semaines en 1982. " Mer" ou "campagne", "camping" ou "hôtel", mais où les premiers vacanciers sont-ils donc partis ?
C’est elle, la mer, qui remporte tous les suffrages. Terrains de campings, hôtels, verront le jour régulièrement après la guerre et intensément entre 1963 et 1983 avec l’aménagement du littoral languedocien dans le cadre de la mission Racine.
Les services de la préfecture établissent en 1960 la carte de la capacité hôtelière du département. On est loin des chiffres et des normes d’aujourd’hui.
1295 W 65
© Archives départementales de l'Hérault
Encore mal organisées et vite submergées par le nombre de campeurs, les communes littorales doivent rapidement prendre des mesures pour assurer l’hygiène indispensable au bien-être de ces nouveaux touristes. A Palavas, le maire doit réglementer les zones dans lesquelles le camping est autorisé.
1295 W 63. Proposition de circuit de promenade au départ de Lodève
© Archives départementales de l'Hérault
Les communes de l’arrière-pays ne sont pas en reste et se lancent à leur tour dans la création de campings municipaux. A Lodève, 1957, le conseil municipal décide d’aménager son terrain de camping sur le stade municipal. En 1959, il sera classé en 4e catégorie. Dès lors, le syndicat d’initiative et la maison du tourisme vantent dans leurs dépliants respectifs tous les attraits touristiques de la ville et de ses environs.
1103 W 478. La piscine de la plage du Môle au Cap d'Agde
© Archives départementales de l'Hérault
2287 W 2. Dépliant publicitaire vantant tous les avantages d'un centre de vacances au Cap d'Agde
© Archives départementales de l'Hérault
2287 W 35. Hôtel Azur à La Grande-Motte
© Archives départementales de l'Hérault
2287 W 35. Hôtel Azur à La Grande-Motte
© Archives départementales de l'Hérault
A partir des années 1970, l’afflux de vacanciers explose dans la région. De nouvelles stations balnéaires voient le jour : La Grande-Motte, Le Cap d’Agde retiennent le flot des touristes qui allaient chercher les plages et la baignade en Espagne.
351 W 362
© Archives départementales de l'Hérault
351 W 362.
© Archives départementales de l'Hérault
Quelques centres de vacances associatifs sont déjà installés en bord de mer comme le Camp de la Corniche à Sète « Les Lutins à la mer ». Créé dès 1927 par l’oeuvre de plein air des Jeunesses laïques et républicaines, il voit son activité augmenter au fil des années.
Les enfants profitent du grand air, des baignades et pratiquent l'exercice physique.
Appréciées des parents et des enfants, les colonies de vacances ont le vent en poupe. Elles prennent le large en bord de mer et l'on vante leurs bénéfices pour la santé des enfants, surtout dans l’immédiat après-guerre. Cette lettre des responsables de la colonie de vacances « Les Mouettes » à Frontignan, datée de 1947, informe le directeur départemental de la santé : comme pour l’année 1946, les résultats sont très satisfaisants, les enfants ayant tous accusé une augmentation de poids variant entre 3 et 5 kilos ainsi qu’en témoigne le carnet sanitaire de la colonie…
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