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Site du Domaine départemental de Pierrevives

Espace personnel

Archives et inventaires en ligne

Jean-François Espic, chevalier de Lirou, mousquetaire et amateur de musique

Le fonds d'archives des familles Ginestet et Roux de Puivert apporte des renseignements nouveaux sur la famille du chevalier de Lirou, réputé au XVIIIe siècle comme amateur de musique, et librettiste de Piccinni pour son opéra « Diane et Endymion » (1784).


Famille

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Pierre d'Espic de Lirou. Coll. part.

Né en 1741 et mort en 1808, Jean-François Espic de Lirou est le fils de Pierre d'Espic de Lirou, lieutenant principal au présidial de Béziers puis président à la Cour des comptes, aides et finances de Montpellier, et de Marie de Fizes.

La première épouse de Pierre d'Espic de Lirou, Marguerite de Gep de Ginestet est l'unique héritière de Jacques-Xavier de Gep de Ginestet, capitaine au régiment du roi infanterie. De ce premier mariage sont issus les comtes de Ginestet, dont les archives familiales ont été déposées aux Archives départementales de l'Hérault (sous-série 203 J). Ce fonds  contient de nombreux documents sur le père et les ancêtres paternels du chevalier de Lirou, mais pas directement sur les descendants de la branche issue du remariage de Pierre d'Espic de Lirou.

Petit-neveu du chevalier de Lirou, Prosper de Ginestet est également mousquetaire du roi et compositeur.

Carrière

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Jean-François Espic de Lirou, gravé par Lambert d'après le portrait peint par M. de Lirou neveu (Bibliothèque nationale de France)

Le Dictionnaire historique des musiciens d'A. Choron et F. Fayolle (t. 1, Paris, 1810, p. 423) lui consacre cette notice :

« Cet amateur passionné de poésie et musique fit, en société avec N. Piccinni , l'opéra de Diane et Endymion, qui fut joué avec succès à l’Académie de Musique en 1784. L'année suivante, il publia, à Paris, son Système de l’harmonie, en un volume in-8°. C’est moins un système qu’un problême, dont il donne la solution. Il faut convenir que cet ouvrage est obscur, même pour les gens de l'art, quand on veut en appliquer les principes à la pratique. L’auteur le sentait lui-même : il se proposait de lui donner les développemens nécessaires pour le rendre clair et facile, et en même tems de fonder une chaire pour l’expliquer à un certain nombre d’élèves. Ayant reçu de lui des leçons d’harmonie, nous pouvons assurer que nul homme ne dissertait sur la musique avec plus de clarté, d’élégance et de précision : on l'écoutait des heures entières sans s‘apercevoir qu’il se fatiguait, et sans qu’il s’en aperçut lui-même. 

Peu de temps avant sa mort, il avait fait le poème lyrique de Théagène et Cariclée, qu’il destinait au grand Opéra. C’était un modèle pour la coupe des ouvrages de ce genre. L'auteur y avait répandu tant d'intérêt, qu'a la simple lecture qu‘il nous en fit, nous fûmes attendris au point de verser des larmes. Ce poème est confié à M. Berton, qui doit le mettre en musique.

M. de Lirou, profondément versé dans la science de l’harmonie, s’était livré à la composition. Nous avons entre les mains plusieurs scènes lyriques dont il a fait la musique et les paroles. Nous avons aussi de lui des canons de toute espèce, qui n’ont jamais été gravés. L'auteur n’a publié que sa Marche des Mousquetaires, jouée, pour la première fois, à la revue de la plaine des Sablons, en 1767. Le Roi parut la goûter beaucoup, et demandait souvent la Marche de son mousquetaire. »

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