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Archives et inventaires en ligne

Notice descriptive

Archives communales de Nizas (184 EDT).

  • Répertoire numérique détaillé de la sous-série 184 EDT
  • par Françoise Mazars, archiviste complété par Hélène Martin, attachée de conservation du patrimoine ; travail coordonné par Céline Dehondt, chargée d'études documentaires principale, sous la direction de Fanny Reboul, conservatrice du patrimoine.
  • Archives Départementales de l'Hérault
  • Montpellier - 2018
  • Contexte
  • Nom du producteur
    Communauté de Nizas, paroisse Saint-Pierre aux liens, commune de Nizas.
  • Présentation du producteur

    Nizas est un site habité depuis la préhistoire, le village et ses alentours sont archéologiquement très riches. Bien que des restes de la période grecque aient été retrouvés dans les environs du village, les origines du village remontent à l'époque romaine. Des preuves de fondations romaines datant de l'an 100 après JC ont été mises à jour au début du XVIIIe siècle lors de la construction de l'actuelle église.

    Le nom Nizas tient ses origines du nom d'un noble appelé Nisius (devenu Nisàs en occitan). Sous l'Ancien Régime, la communauté de Nizas est aussi identifiée sous les variantes suivantes : Nissas, Nizas et Cissas, Nizas et Tissan, Nizas et Cissan.

    Le village Nezate est mentioné pour la première fois dans le cartulaire de Lodève en 884. Par la suite, le cartulaire d'Aniane porte la mention "en castro Nizacio". L'enceinte primitive se développe autour d'une imposante tour. Un nouveau château construit au XVIe siècle devient la demeure de la famille Carrion Nizas, seigneurs des lieux jusqu'à la Révolution. Ses membres, à l'origine marchands de Pézenas, sont seigneurs du bourg jusqu'à la Révolution française. La tombe des Carrion-Nizas se situe dans l'église du village.

    Le hameau de Saint-Ferréol, dont le nom n'apparaît qu'en 1790, est rattaché à la commune de Nizas.

  • Historique de la conservation

    Une partie des archives anciennes de Nizas (antérieures à 1790) et modernes jusqu'en 1924 a été déposée aux Archives départementales de l'Hérault. L'autre partie des archives anciennes et modernes - dont les registres paraoissiaux et l'état civil - ainsi que les archives contemporaines (postérieures à 1982) sont conservées dans la commune.

  • Modalités d’entrées

    Dépôt de la commune de Nizas (23 juin 1918) complété en 1965 et le 6 février 2018 (entrée n° 6569).

  • Contenu et structure
  • Présentation du contenu

    Le fonds ancien de Nizas est composé d'une collection complète de registres de délibérations consulaires de 1687 à 1794, de deux compoix et de quelques pièces concernant la communauté des habitants, notamment un procès entre le prêtre chapelain de la chapelle de la Saint-Trinité de l'église paroissiale et le prêtre de l'église Saint-Michel de Nizas.

    Le fonds moderne couvre l'ensemble des compétences administratives de la collectivité. Parmi les archives à souligner, il est à noter des documents portant sur la vente de biens nationaux (1791), sur l'emprisonnement du curé pendant la période révolutionnaire, ou sur la commande d'une statue de la liberté en 1888. Le fonds comprend également les délibérations communales jusqu'en 1908.

  • Accroissement

    Fonds ouvert

  • Mode de classement

    Selon le cadre de classement des archives communales de 1926.

  • Conditions d’accès et d’utilisation
  • Modalités d’accès

    Selon les lois et règlements en vigueur.

  • Sources complémentaires
  • Sources complémentaires aux archives de l’Hérault

    Séries d'archives concernant l'Ancien Régime (Avant 1789)

     

    L'Ancien Régime n'ignore pas les documents statistiques et l'on peut consulter, dans la série C (Administration de la Province de Languedoc) les enquêtes qui présentent souvent un aspect descriptif. La série C réunit les archives des administrations provinciales (intendance, subdélégations, etc.) qui ont régulièrement donné ordre de dresser des tableaux économiques, sociaux et administratifs de la province de Languedoc.

    La série G (archives du clergé séculier) peut apporter d'utiles renseignements sur la vie de la paroisse notamment par le biais des visites pastorales (les procès-verbaux de l'inspection d'une paroisse par l'évêque ou un archiprêtre renseignent sur l'état des lieux et les objets du culte, mais aussi sur le nombre d'habitants des communautés et la situation générale).

    Il est aussi possible d'obtenir une estimation de la population d'un village ou d'une ville à partir des registres paroissiaux (collection du greffe conservée en sous-série 3 E). Ceux-ci permettent d'étudier de nombreux aspects de la vie : noms de famille, choix des prénoms, domiciles, professions, instruction, choix des parrains et marraines...

    Enfin, la justice locale et seigneuriale peut être abordée par la série B qui conserve, entre autres documents, les archives des justices ordinaires (sous-série 10 BP).

     

    Séries d'archives concernant la période révolutionnaire (1790-1800)

    Une étude portant sur la période révolutionnaire implique la consultation de la série L notamment celles des municipalités de canton, des comités de surveillance et des sociétés populaires.

    En sous-série 1 Q (Domaines nationaux), on pourra identifier les acquéreurs des biens nationaux et on trouvera des listes d'émigrés, de prêtres déportés, de condamnés et de détenus.

     

    Séries d'archives concernant la période moderne (1800-1940)

    Pour cette période, il est essentiel de dépouiller les dossiers issus des bureaux exerçant la tutelle préfectorale sur les communes, classés en série O (Administration et comptabilité communale, 1800-1940).

    La sous-série 1 O rassemble la comptabilité communale, la sous-série 2 O les travaux de construction et d'entretien sur les équipements communaux (mairie, école, église et presbytère, halles, etc.) et les acquisitions/aliénations des biens communaux, le bornage ; ces dossiers sont pourvus de pièces techniques et de nombreux plans ; ils peuvent compléter les éventuelles lacunes des fonds communaux.

    En 3 O on trouvera des renseignements sur les chemins vicinaux et la voirie urbaine.

    En 4 O, on peut retrouver l'origine de certains biens donnés ou légués à la commune, à la paroisse, aux établissements hospitaliers et de bienfaisance, aux établissements culturels (musées).

    Pour la délimitation géographique, l'érection, la fusion de communes, il faut se reporter à la sous-série 1 M (administration générale) que l'on complétera avec la sous-série 3 P (cadastre) pour l'évolution de la propriété foncière communale (notamment sa répartition, la nature des cultures, les moulins, les maisons).

    Pour l'étude de la population, les sous-séries 3 E (Etat civil) et 6 M (Recensement de population) sont incontournables. La sous-série 6 M est essentielle pour le chercheur en histoire locale puisqu'elle regroupe les recensements de population, les statistiques démographiques, les mouvements de population, les archives relatives à l'émigration, l'immigration et aux naturalisations.

    La sous-série 1 R (Recrutement de l'armée) contient des listes d'appel des classes et les registres matricules militaires.

    L'histoire politique d'une commune peut être abordée par la sous-série 3 M : on trouvera notamment les dossiers des élections municipales.

    La série S Travaux publics constitue également une source essentielle en ce qui concerne les ponts, la navigation intérieure, les travaux hydrauliques ou bien les carrières et mines.

    Les archives relatives aux établissements scolaires sont quant à elle conservées en série T. On trouvera aussi dans cette série les inspections et les récolements des archives communales ainsi que les monuments historiques et les affaires culturelles.

    Enfin, les séries V (Cultes) et X (Assistance et prévoyance sociale) regroupent les fonds des conseils de fabrique et des bureaux de bienfaisance.

     

    Série W concernant l'époque contemporaine (depuis 1940)

    Les fonds d'archives des administrations qui ont versé leurs documents postérieurs à 1940 peuvent éclairer l'histoire de la commune au regard de leurs domaines d'activités respectifs.

     

    Iconographie

    Les documents figurés comprennent tout aussi bien des cartes et plans, des gravures et dessins anciens, des reproductions photographiques, des collections de cartes postales.

     

    Archives privées

    Les archives personnelles, familiales et seigneuriales sont regroupées dans les séries J et E. Les archives d'érudits locaux qui permettent d'éclairer l'histoire de la commune, sont regroupées dans la série F.

     

    Archives notariales

    Les Archives départementales conservent également les archives des études notariales. Conservés en sous-série 2 E, ces documents fournissent de précieuses informations sur la vie des habitants. On retrouve également parfois dans ces fonds des archives communales telles que des compoix ou des délibérations consulaires.

     

    Bibliothèque des archives

    Les Archives départementales peuvent également conserver des bulletins paroissiaux et des bulletins municipaux de la commune.

  • Documents séparés

    Sous-série 30 J, Archives concernant les communes de l'Hérault : 30 J 84/1.

  • Bibliographie

    BEUGNON Guilhem, BONIJOL Lucette. Nizas : un village au fil de l'eau.- Nizas : Culture et Traditions, 2005.- 75 p. (Archives départementales de l'Hérault, coté BRA 5464)

    BEUGNON Guilhem. Nizas sous la Révolution, un épisode mouvementé de la vie du village : le ministère du citoyen Laffon, curé constitutionnel. In : Bulletin du GREC, Groupe de recherches et d'études du Clermontais 1989-1990, n° 53-54-55 ; p. 41 (Archives départementales de l'Hérault, coté PAR 150)

    BEUGNON Guilhem. Arithmétique révolutionnaire. In : Bulletin du GREC, Groupe de recherches et d'études du Clermontais 1996, n° 77 ; pp. 5-34 (Archives départementales de l'Hérault, coté PAR 150)

    REY DE LACROIX Michel-François. Histoire statistique et archéologique de la ville de Montagnac : suivie d'une notice historique sur les onze communes de son canton. - Béziers : J.-J. Fuzier, 1843.- 307 p. (Archives départementales de l'Hérault, coté CRC 820)

Pour aller plus loin

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