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Site du Domaine départemental de Pierrevives

Espace personnel

Archives et inventaires en ligne

CNRD

Le dossier documentaire des Archives

Le concours est créé en 1961 par le ministre de l'Education nationale à la suite d'initiatives d'associations d'anciens résistants et déportés. Il a pour objectif de perpétuer chez les jeunes Français la mémoire de la Résistance et de la Déportation, d'approfondir leurs connaissances sur les événements de la Seconde guerre mondiale et d'en tirer des leçons civiques dans leur vie présente.

Le département de l'Hérault, en partenariat avec la Direction départementale des services de l'Education nationale de l'Hérault et le Centre régional d'histoire de la Résistance et de la Déportation de Castelnau-le-Lez (service éducatif), aide à la préparation du concours. Il met à disposition des enseignants et candidats un dossier pédagogique portant sur le  thème de l'année, abondamment illustré de documents d'archives et une bibliographie. Il contient aussi des conseils et une aide à la préparation sur place et sur rendez-vous.

Concours 2019-2020

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1940. Entrer en Résistance. Comprendre, refuser, résister

Pistes de réflexion sur le sujet

On retiendra du sujet que les élèves sont invités à étudier une période très courte, de mai 1940 à fin mars 1941 à travers trois attitudes comprendre, refuser, résister. Si certains acteurs font un choix convergent entre ces trois attitudes, comme le général de Gaulle, d’autres n’osent pas encore. Résister implique en effet un engagement moral, individuel, des ruptures sociales, familiales, professionnelles, bien souvent la clandestinité, le changement d’identité, ainsi que des risques considérables dans un contexte où l’Allemagne nazie accroît son emprise en Europe, où ni les Etats-Unis, ni l’URSS ne sont encore en guerre, où l’armistice et la collaboration sont le choix de Vichy, où l’Allemagne réprime sévèrement les francs-tireurs et occupe les deux tiers de la France, où le Royaume-Uni paraît bien seul.

Le sujet permettra d’étudier la formation des premiers réseaux et mouvements, les premières formes de résistance, moins nouvelles dans les départements du Nord, déjà occupés au cours de la Première Guerre mondiale, ainsi qu’à partir de l’appel du 18 juin, la formation de la France Libre, les ralliements à de Gaulle, le rôle des territoires d’outre-mer et les premières campagnes militaires, auprès des Britanniques ou seuls.

Pour toutes celles et ceux qui souhaitent préparer les épreuves collectives du concours, ce sujet nécessite en amont une réflexion pour délimiter les travaux qu’ils souhaitent mener avec leurs élèves, l’exhaustivité n’étant pas requise. Les choix d’une biographie à partir de documents nouveaux, d’archives, de témoignages ou bien d’un jeune réseau, d’un mouvement tout juste créé, de formes nouvelles de résistance, etc., peuvent se justifier. Le collège national de correcteurs, ainsi que le jury régional (composé de représentants associatifs, d’anciens déportés et de résistants, de représentants des Archives départementales, d’enseignants…) apprécient les travaux créatifs, originaux et interdisciplinaires dans lesquels les élèves peuvent exprimer leurs savoirs et leurs compétences acquises dans les diverses matières enseignées ou en dehors.

Rappelons que les EPI au collège, les TPE au lycée, les ateliers théâtre… peuvent se prêter à la préparation du CNRD. Pour mener à bien leurs préparations, les enseignants peuvent se rendre aux Archives départementales de l’Hérault ainsi qu’au Centre régional d’Histoire de la Résistance et de la Déportation (CRHRD) de Castelnau-le- Lez où des ateliers et des expositions en lien avec le thème sont proposés (voir la rubrique Renseignements pratiques).

Concours 2018-2019

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Répressions et déportations en France et en Europe (1939-1945)
Espaces et histoire

Pistes de réflexion sur le sujet

Le sujet du CNRD, vaste, invite à étudier les diverses formes de répression (fusillades, déportations, détentions, prises d’otages, rafles, massacres…) en France et en Europe, les politiques répressives du régime nazi et de ses alliés, les dispositifs répressifs, les finalités des répressions et des déportations, ainsi que leurs espaces et leurs évolutions de 1939 à 1945.

L’analyse du sujet de Tristan LECOQ, Inspecteur général de l’Education nationale et président du jury national des correcteurs du CNRD, sera très utile à étudier https://www.reseau-canope.fr/cnrd/collection/8897, ainsi que les conseils donnés aux enseignants (onglet « conseils »).

Cette année, l’angle d’étude est comparatif : les candidats sont par conséquent invités à comparer les événements qui ont eu lieu en France (les colonies sont exclues du cadre géographique de ce sujet 2018-2019) avec d’autres ayant eu lieu dans des pays européens. De plus, il peut être utile de rappeler et de souligner la diversité des territoires métropolitains après les armistices de juin 1940 : zones occupée et non occupée jusqu’au 11 novembre 1942, zone interdite, territoires annexés au IIIe Reich, zone d’occupation italienne, bande littorale interdite...

Pour toutes celles et ceux qui souhaitent préparer les épreuves collectives du concours, ce sujet nécessite en amont une réflexion pour délimiter les travaux qu’ils souhaitent mener avec leurs élèves, l’exhaustivité n’étant pas requise. Le jury régional (composé de représentants associatifs, d’anciens déportés et de résistants, de personnes travaillant aux archives départementales, d’enseignants…) apprécie les travaux créatifs, originaux et interdisciplinaires dans lesquels les élèves peuvent exprimer les savoirs et les compétences acquises en lettres, histoire, E.M.C., philosophie, arts plastiques, éducation musicale… Les EPI au collège, les TPE au lycée, les ateliers théâtre… peuvent se prêter à la préparation du CNRD.

Les enseignants peuvent se rendre aux Archives départementales de l’Hérault en prenant contact avec le service éducatif, ainsi qu’au Centre régional d’Histoire de la Résistance et de la Déportation de Castelnau-le-Lez où une exposition en lien avec le thème est proposée.

Concours 2017-2018

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« S’engager pour libérer la France »

Pistes de réflexion sur le sujet


S’engager peut être le résultat d’une promesse ou d’un refus de la situation, d’une décision individuelle ou collective. Les élèves sont incités à rechercher ce qui a poussé et motivé des femmes et des hommes à refuser la fin des combats demandée par Philippe Pétain en juin 1940, à s’opposer aux changements politiques et idéologiques introduits par l’occupant et le nouveau régime. Ils peuvent se demander quelles étaient leurs motivations, leurs valeurs morales ? Alors que l’immense majorité des Français accepte ou reste en retrait, pourquoi prendre des
risques, devenir un hors-la-loi, un « terroriste » ? Par ailleurs ils peuvent se demander s’il y a eu des doutes, des renoncements ? Un engagement n’est pas toujours linéaire et peut quelques fois réserver des surprises. On peut évoquer ces éventuelles évolutions.


S’engager c’est prendre publiquement position contre les nazis et les autorités de Vichy et mener des actions clandestines, voire vivre dans la clandestinité. C’est aussi faire le pari de la victoire et plonger dans l’inconnu. C’est transgresser, braver des interdits, risquer d’être arrêté, torturé, condamné, déporté, exécuté en France, mais aussi dans les territoires alors contrôlés par l’occupant et/ou le régime de Vichy. On n’oubliera pas d’évoquer les femmes et les hommes qui se rallient à de Gaulle dans les anciennes colonies françaises. Ailleurs, dans les pays alliés, les risques sont un peu différents mais l’engagement tout aussi réel : Daniel Cordier s’entraîne durant
deux ans au Royaume-Uni avant d’être parachuté en 1942 au-dessus de la France et devenir le secrétaire de Jean Moulin.

S’engager dans les résistances (intérieure et extérieure) et/ou auprès des Alliés, c’est prendre les armes pour se battre contre une armée entraînée, organisée au risque de perdre la vie dans les combats qu’ils aient lieu en Afrique (« colonne Leclerc » de 1941 à 1943), sur le front soviétique (brigade Normandie-Niemen), en Italie dès 1943, comme en France après les débarquements des 6 juin et du 15 août 1944 et jusqu’à la libération totale du territoire en mai 1945 après les redditions des poches atlantiques. L’évolution des différentes formes de combats sont à prendre en compte : compte-tenu de la faiblesse des résistants de l’intérieur particulièrement
exposés de 1940 à l’été 1944, la stratégie de harcèlement est privilégiée (attentats, sabotages…) dans un premier temps, puis après l’organisation de maquis, la réception d’armes parachutées et les débarquements de l’été 1944, les combats deviennent plus « classiques » et opposent des armées régulières à partir de septembre.


S’engager c’est se lancer dans des formes de lutte multiples, et pas seulement la lutte armée, pour la libération du territoire : le renseignement militaire, la contrepropagande (tracts, journaux clandestins, émissions radiophoniques, poèmes, dessins…), organiser et participer à des manifestations, accueillir et aider des persécutés (en faisant partie ou non d’un réseau d’aide), des évadés, des aviateurs alliés dont l’avion été abattu, des Juifs… tous ces engagement font partie de la résistance.

 

Concours 2016-2017

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«La négation de l’Homme dans l’univers concentrationnaire nazi»

Pistes de réflexion sur le sujet


Le thème du CNRD 2016-2017 invite les candidats à travailler sur les raisons qui ont conduit les déportés à employer l’expression « la négation de l’Homme » au sujet de leur détention dans les camps nazis.
Les témoignages des survivants permettent de décrire toutes les formes d’expression de cette négation, d’envisager ce qui a été vécu et perçu comme inhumain par celles et ceux qui sont rentrés.
Les élèves peuvent également évoquer ceux qui sont morts en déportation, de faim, de maladie, de mauvais traitements, d’épuisement, et qui sont ainsi privés de sépulture.
Ce processus de déshumanisation est intervenu dans les différentes sortes de camps mis en place par les nazis : camps spéciaux, camps de concentration, centres de mise à mort (Chelmno, Belzec, Sobibor, Treblinka, Birkenau et Majdanek) où, à partir de décembre 1941, l’objectif était d’assassiner immédiatement les détenus dans des chambres à gaz. La diversité des moyens et des méthodes employés par les nazis pour parvenir à l’anéantissement de l’Homme (y compris les expériences « médicales ») peut donc être étudiée, ainsi que la diversité des victimes (nouveaux-nés, enfants…).
D’autre part, il convient de rappeler que le fonctionnement interne des camps reposait notamment sur les détenus (Kapos…) et que les relations étaient non seulement extrêmement dures et violentes entre concentrationnaires (cf Olga Wormser-Migot, Le système concentrationnaire nazi), mais aussi complexes. Pour briser les solidarités et étouffer les révoltes, les nazis ont en effet volontairement créé une « zone grise » (Primo Levi), mélangé les catégories de détenus et les nationalités.
Par ailleurs, les documents mis à disposition proposent aux élèves de s’interroger sur l’idéologie qui a conduit à cette négation de l’Homme et sur la collaboration des autorités françaises de 1940 à 1944.
Enfin, peut être évoqué le jugement des criminels de guerre nazis après guerre, tant par le tribunal international de Nüremberg (1945-1946) que par des juridictions nationales.