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Instruction publique, sciences et arts (1307-an II)Nombre de notices : 286

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  • Répertoire numérique détaillé de la série D

  • par Joseph Berthelé ; édition électronique et mise à jour par Damien Vaisse

  • Archives départementales de l'Hérault

  • Montpellier - 2014

  • contexte :

  • Nom du producteur

    Université de droit de Montpellier. Collège de chirurgie de Montpellier. Collège royal de Montpellier. Société royale des sciences de Montpellier. Académie royale des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse. Académie des sciences et belles-lettres de Béziers. Société des beaux-arts de Montpellier

  • Présentation du producteur

    UNIVERSITÉS ET COLLEGES

    Université de droit de Montpellier

    Le juriste italien Placentin commença à enseigner le droit à Montpellier vers 1160. 'L'École de Droit et des Arts fut créée officiellement en 1249, par une bulle pontificale, puis intégrée à l'Université de Montpellier par la bulle papale 'Quia Sapientia' de 1289 qui octroya ses premiers statuts à l'université de Montpellier regroupant le droit, la médecine et les arts (trivium et quadrivium). Le cardinal Bertrand de Deaux donna à la faculté de droit ses statuts en 1339. L'école de théologie resta indépendante jusqu'à une bulle de Martin V du 17 décembre 1421 qui la rattacha à l'école de droit.

    L'école de droit de Montpellier se trouvait primitivement sur le 'puech de Sainte-Aularie', à côté du couvent de la Merci. La 'rue de la Tour-Sainte-Eulalie' rappelle également le bâtiment dans lequel était enseigné le droit. L'arrivée des protestants à la tête de la ville en 1562 s'accompagna de la destruction complète de la tour Sainte-Eulalie. L'École de droit fut rétablie peu après et logée au collège Saint-Anne puis sous Louis XIV au collège Duvergier ou de la Chapelle-Neuve (actuelle rue des Écoles Laïques) où elle resta jusqu'à sa suppression en 1793 sous la Révolution. La faculté de droit ne fut rétablie qu'en 1878.

    Collège de chirurgie de Montpellier

    Le collège royal de chirurgie fut créé en 1741, avec la nomination de quatre démonstrateurs qui devaient se consacrer exclusivement à leurs leçons (chaires de princes, d'anatomie, de maladies des os, et des opérations).

    Collège royal de Montpellier

    La ville installa en 1462 une 'école mage', ancêtre du collège, dont elle nommait et rémunérait le maître. Ses locaux servirent à partir de 1561 de temple protestant. Le conseil de ville (protestant) chercha à ouvrir un véritable collège et installa dans le monastère de Saint-Benoît abandonné un principal et trois régents. Ses activités furent fréquemment interrompues par les guerres de religion, et il connaissait la concurrence d'un collège catholique contrôlé par l'évêque et le chapitre. Par lettres patentes du 19 juillet 1596, Henri IV érigea un collège dont les revenus provenaient d'une crue sur le sel, et dont la ville gardait le contrôle. Les évêques réussirent peu à peu à reconquérir les chaires, et Louis XIII imposa les jésuites au collège par brevet du 16 juillet 1630. Après l'expulsion des jésuites en 1762, la ville et l'évêque cherchèrent à obtenir la part prépondérante dans l'administration du collège. Pour mettre fin à la crise, l'intendant confia l'établissement à des ecclésiastiques vivant en communauté au collège.

    SOCIÉTÉS SAVANTES

    Société royale des sciences de Montpellier

    La société royale des sciences de Montpellier fut fondée en février 1706 par lettres patentes de Louis XIV (D 199) comme 'extension et partie' de l'Académie des sciences de Paris, ce que confirment les statuts donnés à la suite par le roi : 'Pour entretenir l'union entre l'Académie royale des sciences et ladite Société royale de Montpellier, elles seront obligées de s'envoyer réciproquement un exemplaire de tout ce qu'elles feront imprimer en leur nom' (art. 39) ; 'Quand quelqu'un de l'Académie des sciences se trouvera à Montpellier, ou quelqu'un de la Société de Montpellier se trouvera à Paris, ils auront réciproquement entrée et séance dans leurs assemblées' (art. 42). La société de Montpellier fut ainsi la seule académie de province à être officiellement affiliée à celle de Paris.

    La société a compté trois secrétaires perpétuels : Gauteron (1706-1737), Plantade (1737-1740) et, après un intérim de dix-huit mois fait par Sauvages, de Ratte, à partir de 1742.

    A sa fondation, la société comprenait quinze membres titulaires répartis en cinq classes : mathématiques, anatomie, chimie, botanique et physique, et six membres honoraires. Elle se développa par la suite, et la société réunit ainsi l'élite intellectuelle de la société montpelliéraine, 'gens des comptes', grands financiers et entrepreneurs, professeurs et savants de l'Université, mais aussi syndics généraux, secrétaires des États et autres grands officiers de l'administration royale provinciale. Elle développa également un réseau de correspondants français et étrangers à travers toute l'Europe.

    La société tenait ses séances chaque semaine, siégeant dans divers lieux avant d'acquérir en 1776 l'hôtel Guilleminet sis au 31 de la rue de l'Aiguillerie. Chaque membre, en début d'année, devait choisir un sujet d'étude et en faire déclaration à la société. Les séances étaient employées à la lecture et à la discussion des travaux de ses membres, à la vérification des expériences et observations, à l'examen des nouveaux ouvrages et publications sur les sciences.

    La Convention supprima en 1793 toutes les académies et sociétés savantes patentées ou dotées par la Nation. Les biens de la société royale des sciences de Montpellier furent mis sous scellés, déclarés en 1794 propriétés de l'État et vendus. Les archives de l'ancienne société furent transférées au dépôt départemental, les livres à l'école centrale des arts, aux bibliothèques de Montpellier et à l'école de médecine, les instruments et les collections à la faculté des sciences.

    Quelque temps plus tard, les anciens sociétaires adressèrent au directoire exécutif de l'Hérault des statuts pour l'établissement d'une nouvelle compagnie. A la fin du siècle, la Société libre des sciences et des lettres fut reconnue par le gouvernement et siégea dans une salle de l'hôtel de la préfecture jusqu'en 1816. Deux autres institutions scientifiques virent le jour par la suite à Montpellier : la société archéologique établie en 1833 et l'académie des sciences et lettres, en 1846.

    Académie royale des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse

    Société savante créée en 1640 sous le nom des 'Conférences académiques'.

    Académie royale des sciences et belles-lettres de Béziers

    Fondée en 1766, l'académie royale des sciences et belles-lettres de Béziers fut supprimée en 1793 par la Convention.

    Société des beaux-arts de Montpellier

    La société des beaux-arts de Montpellier fut fondée en 1779. En 1787 l'école des beaux-arts qu'elle avait créée fut réunie à celle nouvellement créée des Ponts-et-Chaussées, école fondée par les Etats dans le but de former les futurs ingénieurs et inspecteurs des travaux publics. ...  

  • Modalités d’entrées

    Entrée par voie ordinaire. La copie du Liber rectorum (D 1) a été donnée en 1861 par Gonzague de Massilian. Douze parchemins avec sceaux donnés aux archives de l'Hérault en décembre 1916 par Mme veuve Auguste de Massilian, ont été ajoutés à la cote D 2 (concessions et confirmations de privilèges de l'université de droit de Montpellier).

  • Contenu et structure :

  • Mode de classement

    UNIVERSITÉ DE DROIT DE MONTPELLIER (1307-1791) : D 1-30

    Cartulaire, connu sous le nom de Liber Rectorum (1326-1523 - copie du XVIIe s.) : D 1

    Concessions et confirmations de privilèges (1307-1398) : D 2-3

    Privilèges divers des professeurs (XVIe-XVIIIe s.) : D 4-6

    'Registre pour le cérémonial' (1738-1789) : D 7

    Professeurs, docteurs agrégés, dignitaires (XVe-XVIIIe s.) : D 8-10

    Gages des professeurs (XVIe-XVIIIe s.) : D 11-14

    Délibérations et autres actes de la faculté (1667-1791) : D 15-24

    Étudiants : inscriptions, études et examens (1540-1791) : D 25-26

    Locaux de l'Université de droit, réparations (1597-1788) : D 27

    Collèges divers fondés à Montpellier pour des étudiants en droit : collège du Vergier ou de la Chapelle Neuve, collège Saint-Pierre, collège Saint-Ruf (XVIe-XVIIIe s.) : D 28

    Documents divers (XVIIe-XVIIIe s.) : D 29

    Inventaires des archives (XVIIe-XVIIIe s.) : D 30

    UNIVERSITÉ DE MÉDECINE DE MONTPELLIER (1912) : D 31

    COLLEGE DE CHIRURGIE DE MONTPELLIER (1747-1785) : D 32-36

    'Statuts et règlemens pour le collège des maîtres en chirurgie de la ville de Montpellier ' (1770). - Projet de création d'une ' chaire pour les maladies des yeux ' (s. d.). - Organisation des secours aux noyés (1783) : D 32

    Legs de La Peyronie aux maîtres en chirurgie de Montpellier, pour la création d'un amphithéâtre d'anatomie (édifice Saint-Côme) (1747-1785) : D 33-36

    COLLEGE ROYAL DE MONTPELLIER (1421-1793) : D 37-115

    Collège des Humanités, restauré par Henri IV, puis Collège des jésuites (1421-1772) : D 37-99

    Expulsion des Jésuites et liquidation de leurs biens. - Conservation du collège de Montpellier (1762-1766) : D 100

    Le collège royal après l'expulsion des Jésuites (1762-1793) : D 101-114

    Villes diverses : collèges et autres établissements d'instruction (XVIe-XVIIIe s.) : D  ...  

  • Conditions d’accès et d’utilisation :

  • Langue

    Latin, français

  • Sources complémentaires :

  • Informations sur les copies

    Pour la Société royale des sciences de Montpellier, de nombreux articles ont été microfilmés.

    D 127 : 2 Mi 294 (R 1)

    D 138-148, 150, 183 : 2 Mi 233 (R 1-5)

    D 166-189, 193-194, 200-201 : 2 Mi 334 (R 1-11)

    D 229 : 2 Mi 79 (R 1-17)

    Les lettres patentes et les statuts de la Société royale des sciences de Montpellier ont été numérisés et sont consultables en ligne (D 199). L'article D 232 (Académie royale des sciences et belles-lettres de Béziers) est intégralement numérisé et consultable en ligne. ...  

  • Bibliographie

    Académie des Sciences et Lettres de Montpellier. Commémoration du 250ème anniversaire, Causse, Graille, Castelnau, Montpellier, .

    Archives départementales de l'Hérault, ' L'Observation est mon guide ' : l'histoire de la Société royale des Sciences de Montpellier au siècle des Lumières …, Montpellier : Conseil général de l'Hérault, 2006

    ASTRUC (Jean), Mémoires pour servir à l'histoire de la Faculté de médecine de Montpellier, Montpellier, 1789.

    ASTRUC (Jean), Mémoires pour l'Histoire naturelle de Languedoc, Paris, 1737.

    BERTHELE (Joseph), 'Département de l'Hérault. Conseil général. Session d'août 1899. Archives départementales, communales et hospitalières. Rapport de l'Archiviste du Département', Conseil général de l'Hérault, session d'août 1899, Rapports du Préfet et des chefs de service, p. 152 à 155 .

    BONNET (Emile), ' Les archives de la Société royale des Sciences de Montpellier ', dans Bulletin mensuel de l'Académie des Sciences et Lettres de Montpellier, janvier 1910, p. 13-22.

    BONNET (Hubert), THÉVENET (André), ' Présentation de l'index des publications de l'Académie de 1706 à 1997 ', dans Bulletin mensuel de l'Académie des Sciences et Lettres de Montpellier, t. 29, 1998, p. 149-152.

    BOUSQUET (Josy-Jean), L'Académie des Sciences et Belles Lettres de Béziers au XVIIIème siècle, Université de Montpellier I, Faculté de droit et sciences économiques, Montpellier, 1976.

    CARPINE-LANCRE (Jacqueline) et McCONNEL (Anita), ' Le comte L.F. Marsigli et la Société royale des Sciences de Montpellier ', dans 110ème Congrès national des Sociétés savantes, Montpellier, 1985, Histoire des Sciences et des techniques, t. 1, p. 33-44.

    Cartulaire de l'Université de Montpellier, publié sous les auspices du Conseil général des Facultés de Montpellier, t. 1 (1181-1400), Montpellier, 1890, ... ; t. 2 : Inventaires des archives anciennes de la Faculté de Médecine et supplément au tome 1 du Cartulaire de l'Université de Montpellier (1181-1400), avec une introduction, par Joseph Calmette, Montpellier, imprimerie Lauriol, 1912, CLVIII-930 p.

    CASTELNAU (Junius), Mémoire historique et biographique sur l'ancienne Société royale des Sciences de Montpellier, , Montpellier, 1858.

    CASTELNAU (Junius), 'Notice sur le Liber rectorum, manuscrit qui faisait partie des Archives de l'ancienne Université de Droit de Montpellier, ', Mémoires de la Société archéologique de Montpellier, t. 2, 1842, p. 65 à 88.

    CLAP (Vincent), Antoine Gouan, professeur et botaniste montpelliérain, Montpellier, 1955.

    COMPERE (Marie-Madeleine) et JULIA (Dominique), Les collèges français (XVIe-XVIIIe siècles), t. 1 : France du Midi, Paris : INRP / CNRS, 1984

    DAINVILLE (François de), 'La levée d'une carte en Languedoc à l'entour de 1730', dans La cartographie, reflet de l'histoire, Genève-Paris, 1986.

    DERMIGNY (Louis), ' De Montpellier à La Rochelle : route du commerce, route de la médecine au XVIIIème siècle ', dans Annales du Midi, janvier 1955.

    DELMAS (Paul), ' L'enseignement médical à Montpellier ', dans Montpellier Centre d'études méditerranéennes, Montpellier, 1922.

    DESGENETTES (René), Eloges des académiciens de la Société royale des sciences de Montpellier, Paris, Bossange et Masson, 1811. . Éloges divers, par Gauteron : Ricome, docteur en médecine (p. 1 à 4) ; Icher, docteur en médecine (p. 5 à 7) ; Magnol, professeur royal en médecine(p. 8 à 14) ; l'abbé de Lacan, docteur de Sorbonne (p. 15 à 18) ; Gondange, démonstrateur en anatomie et en chirurgie (p. 19 à 21) ; De La Berchère, archevêque de Narbonne (p. 22 à 26) ; De Basville, conseiller d'État, intendant de Languedoc (p. 27 à 32) ; Nissolle, démonstrateur en anatomie et en chirurgie (p. 33 à 35) ; le Marquis de Castries (p. 36 à 41) ; Chirac, conseiller d'État, premier médecin du Roi (p. 42 à 49) ; Nissolle l'aîné, docteur en médecine (p. 50 à 52) ; Rivière, docteur en médecine (p. 53 à 55). - Éloges divers, par De Ratte : de Beauvau, archevêque de Narbonne (p. 64 à 69) ; De Plantade (p. 81 à 92) ; Matte, démonstrateur royal de chimie (p. 93 à 96) ; De Glapiès, directeur général des travaux publics du Languedoc (p. 97 à 104) ; Du Quetin (p. 114 à 119) ; De Castries, archevêque d'Albi (p. 120 à 124) ; De La Peyronie, premier chirurgien du Roi (p. 125 à 144) ; De Sauvages, professeur royal en médecine (p. 145 à 164) ; D'Aigrefeuille, premier président de la Cour des Comptes, Aides et Finances (p. 165 à 171) ; Pitot, directeur du Canal de Languedoc (p. 172 à 185) ; Haguenot, doyen des professeurs royaux de la Faculté de Médecine (p. 186 à 193) ; Venel, professeur royal en médecine (p. 194 à 203) ; Lafosse, docteur en médecine (p. 204 à 209) ; le cardinal de la Roche-Aymon, grand aumônier de France (p. 210 à 213) ; Danyzi, directeur des travaux publics du Languedoc (p. 214 à 222) ; Lamorier, professeur du Collège royal de chirurgie (p. 223 à 227) ; De Joubert, syndic général du Languedoc (p. 228 à 232) ; Le Roy, professeur royal en médecine (p. 233 à 241) ; Garipuy, directeur des travaux publics du Languedoc (250 à 257) ; Cusson, docteur en médecine (p. 258 à 265) ; De Saint-Priest, conseiller d'État, intendant de Languedec (p. 266 à 271) ; Séguier (de Nîmes) (p. 272 à 279) ; le Marquis de Montferrier, syndic général du Languedoc (p. 280 à 286) ; De La Mure, doyen des professeurs royaux de la Faculté de Médecine (p. 287 à 297). - Autres éloges, dus à divers auteurs : Gauteron, docteur en médecine, secrétaire de la société ; par De Plantade (p. 56 à 63) ; Chicoyneau, chancelier et juge en survivance de l'Université de Médecine ; par Combalusier (p. 70 à 80) ; De Senés, ingénieur du Roi ; par de Carney (p. 105 à 113) ; Montet, démonstrateur de chimie ; par Poitevin (p. 242 à 249).

    DUDON (P. Paul), ' L'établissement des Jésuites à Montpellier (1629)', Mélanges de Littérature et d'Histoire religieuses, publiés à l'occasion du jubilé épiscopal de Mgr de Cabrières, tome 2, Paris, Alph. Picard, 1899.

    DULIEU (Louis), ' Apothicaires académiciens de Montpellier ', dans Revue d'histoire de la pharmacie, n° 146, sept. 1955.

    DULIEU (Louis), ' La contribution montpelliéraine aux Recueils de l'Académie royale des sciences ', dans Revue d'histoire des sciences, vol. II, 1958, p. 250-262.

    DULIEU (Louis), ' Les démonstrateurs royaux de l'Université de médecine de Montpellier ', dans Cahiers d'histoire et d'archéologie de Nîmes, n° 15 et 16, 1949. ...