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Instruction publique, sciences et arts (1307-an II)Nombre de notices : 286

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  • Répertoire numérique détaillé de la série D

  • par Joseph Berthelé ; édition électronique et mise à jour par Damien Vaisse

  • Archives départementales de l'Hérault

  • Montpellier - 2014

  • contexte :

  • Nom du producteur

    Université de droit de Montpellier. Collège de chirurgie de Montpellier. Collège royal de Montpellier. Société royale des sciences de Montpellier. Académie royale des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse. Académie des sciences et belles-lettres de Béziers. Société des beaux-arts de Montpellier

  • Présentation du producteur

    UNIVERSITÉS ET COLLEGES

    Université de droit de Montpellier

    Le juriste italien Placentin commença à enseigner le droit à Montpellier vers 1160. 'L'École de Droit et des Arts fut créée officiellement en 1249, par une bulle pontificale, puis intégrée à l'Université de Montpellier par la bulle papale 'Quia Sapientia' de 1289 qui octroya ses premiers statuts à l'université de Montpellier regroupant le droit, la médecine et les arts (trivium et quadrivium). Le cardinal Bertrand de Deaux donna à la faculté de droit ses statuts en 1339. L'école de théologie resta indépendante jusqu'à une bulle de Martin V du 17 décembre 1421 qui la rattacha à l'école de droit.

    L'école de droit de Montpellier se trouvait primitivement sur le 'puech de Sainte-Aularie', à côté du couvent de la Merci. La 'rue de la Tour-Sainte-Eulalie' rappelle également le bâtiment dans lequel était enseigné le droit. L'arrivée des protestants à la tête de la ville en 1562 s'accompagna de la destruction complète de la tour Sainte-Eulalie. L'École de droit fut rétablie peu après et logée au collège Saint-Anne puis sous Louis XIV au collège Duvergier ou de la Chapelle-Neuve (actuelle rue des Écoles Laïques) où elle resta jusqu'à sa suppression en 1793 sous la Révolution. La faculté de droit ne fut rétablie qu'en 1878.

    Collège de chirurgie de Montpellier

    Le collège royal de chirurgie fut créé en 1741, avec la nomination de quatre démonstrateurs qui devaient se consacrer exclusivement à leurs leçons (chaires de princes, d'anatomie, de maladies des os, et des opérations).

    Collège royal de Montpellier

    La ville installa en 1462 une 'école mage', ancêtre du collège, dont elle nommait et rémunérait le maître. Ses locaux servirent à partir de 1561 de temple protestant. Le conseil de ville (protestant) chercha à ouvrir un véritable collège et installa dans le monastère de Saint-Benoît abandonné un principal et trois régents. Ses activités furent fréquemment interrompues par les guerres de religion, et il connaissait la concurrence d'un collège catholique contrôlé par l'évêque et le chapitre. Par lettres patentes du 19 juillet 1596, Henri IV érigea un collège dont les revenus provenaient d'une crue sur le sel, et dont la ville gardait le contrôle. Les évêques réussirent peu à peu à reconquérir les chaires, et Louis XIII imposa les jésuites au collège par brevet du 16 juillet 1630. Après l'expulsion des jésuites en 1762, la ville et l'évêque cherchèrent à obtenir la part prépondérante dans l'administration du collège. Pour mettre fin à la crise, l'intendant confia l'établissement à des ecclésiastiques vivant en communauté au collège.

    SOCIÉTÉS SAVANTES

    Société royale des sciences de Montpellier

    La société royale des sciences de Montpellier fut fondée en février 1706 par lettres patentes de Louis XIV (D 199) comme 'extension et partie' de l'Académie des sciences de Paris, ce que confirment les statuts donnés à la suite par le roi : 'Pour entretenir l'union entre l'Académie royale des sciences et ladite Société royale de Montpellier, elles seront obligées de s'envoyer réciproquement un exemplaire de tout ce qu'elles feront imprimer en leur nom' (art. 39) ; 'Quand quelqu'un de l'Académie des sciences se trouvera à Montpellier, ou quelqu'un de la Société de Montpellier se trouvera à Paris, ils auront réciproquement entrée et séance dans leurs assemblées' (art. 42). La société de Montpellier fut ainsi la seule académie de province à être officiellement affiliée à celle de Paris.

    La société a compté trois secrétaires perpétuels : Gauteron (1706-1737), Plantade (1737-1740) et, après un intérim de dix-huit mois fait par Sauvages, de Ratte, à partir de 1742.

    A sa fondation, la société comprenait quinze membres titulaires répartis en cinq classes : mathématiques, anatomie, chimie, botanique et physique, et six membres honoraires. Elle se développa par la suite, et la société réunit ainsi l'élite intellectuelle de la société montpelliéraine, 'gens des comptes', grands financiers et entrepreneurs, professeurs et savants de l'Université, mais aussi syndics généraux, secrétaires des États et autres grands officiers de l'administration royale provinciale. Elle développa également un réseau de correspondants français et étrangers à travers toute l'Europe.

    La société tenait ses séances chaque semaine, siégeant dans divers lieux avant d'acquérir en 1776 l'hôtel Guilleminet sis au 31 de la rue de l'Aiguillerie. Chaque membre, en début d'année, devait choisir un sujet d'étude et en faire déclaration à la société. Les séances étaient employées à la lecture et à la discussion des travaux de ses membres, à la vérification des expériences et observations, à l'examen des nouveaux ouvrages et publications sur les sciences.

    La Convention supprima en 1793 toutes les académies et sociétés savantes patentées ou dotées par la Nation. Les biens de la société royale des sciences de Montpellier furent mis sous scellés, déclarés en 1794 propriétés de l'État et vendus. Les archives de l'ancienne société furent transférées au dépôt départemental, les livres à l'école centrale des arts, aux bibliothèques de Montpellier et à l'école de médecine, les instruments et les collections à la faculté des sciences.

    Quelque temps plus tard, les anciens sociétaires adressèrent au directoire exécutif de l'Hérault des statuts pour l'établissement d'une nouvelle compagnie. A la fin du siècle, la Société libre des sciences et des lettres fut reconnue par le gouvernement et siégea dans une salle de l'hôtel de la préfecture jusqu'en 1816. Deux autres institutions scientifiques virent le jour par la suite à Montpellier : la société archéologique établie en 1833 et l'académie des sciences et lettres, en 1846.

    Académie royale des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse

    Société savante créée en 1640 sous le nom des 'Conférences académiques'.

    Académie royale des sciences et belles-lettres de Béziers

    Fondée en 1766, l'académie royale des sciences et belles-lettres de Béziers fut supprimée en 1793 par la Convention.

    Société des beaux-arts de Montpellier

    La société des beaux-arts de Montpellier fut fondée en 1779. En 1787 l'école des beaux-arts qu'elle avait créée fut réunie à celle nouvellement créée des Ponts-et-Chaussées, école fondée par les Etats dans le but de former les futurs ingénieurs et inspecteurs des travaux publics. ...  

  • Modalités d’entrées

    Entrée par voie ordinaire. La copie du Liber rectorum (D 1) a été donnée en 1861 par Gonzague de Massilian. Douze parchemins avec sceaux donnés aux archives de l'Hérault en décembre 1916 par Mme veuve Auguste de Massilian, ont été ajoutés à la cote D 2 (concessions et confirmations de privilèges de l'université de droit de Montpellier).

  • Contenu et structure :

  • Présentation du contenu

    La série D se compose de plusieurs fonds d'inégale importance.

    UNIVERSITES ET COLLEGES

    Université de droit de Montpellier

    Le fonds de l'Université de droit contient des dossiers relatifs aux statuts et règlements, privilèges généraux du corps et privilèges particuliers des professeurs (avantages pécuniaires, prérogatives honorifiques), cérémonial, élections et installations des professeurs, docteurs, recteur, syndic, gages des professeurs, quelques éléments relatifs aux locaux et aux étudiants, ainsi qu'aux divers collèges fondés dans la ville pour les étudiants en droit : collège du Verger ou de la Chapelle Neuve, collège Saint-Pierre, collège Saint-Ruf. Un ensemble de registres des délibérations de l'Université ou registres des actes de la faculté de droit s'étend des années 1667 à 1791 (D 15* à 24*). Sous la cote D 30 figure un inventaire des archives de l'Université répertoriant des actes de 1422 à 1712.

    Université de médecine de Montpellier

    La cote unique consacrée à l'université de médecine de Montpellier (D 31*) se compose en fait du volume publié en 1912 par Joseph Calmette, sous le titre : Inventaires des archives anciennes de la faculté de médecine et supplément au tome I du Cartulaire de l'université de Montpellier (1181-1400).

    Collège de chirurgie de Montpellier

    Le' fonds' du collège de chirurgie, outre une liasse de statuts et règlements, se compose en fait de quatre dossiers du legs en 1747 de François de La Peyronie aux maîtres de chirurgie de Montpellier pour la création d'un amphithéâtre d'anatomie sous le vocable de Saint-Côme : titres, actes de la construction, contentieux, jusqu'aux années 1785.

    Collège royal de Montpellier

    Le fonds du collège royal, outre quelques actes relatifs au collège des Humanités restauré par Henri IV (1596-1618), correspond à l'époque de l'établissement des Jésuites en 1629 jusqu'à celle de leur expulsion (1762-1766), mais contient aussi des titres plus anciens des biens acquis par le collège. On soulignera à ce propos la présence dans cette série de dossiers de procédure de la communauté de Vallabrègues, aujourd'hui dans le Gard, contre le marquis de Montfrin (D 88 à 98), qui contient un inventaire des archives paroissiales et communales de cette communauté de 1461 à 1518 (D 97*). Le fonds du collège royal contient, de manière habituelle, des dossiers relatifs à son établissement à Montpellier, l'incorporation des Facultés des arts et théologie et chaires de mathématiques et hydrographie, l'enseignement dispensé (D 43-47), les locaux (titres, construction de l'église, contentieux (D 48-64, D 99), les biens et revenus dans la ville de Montpellier et les mas et métairies dans les terroirs de Lattes (notamment Mas d'Encivade), Pérols, Mauguio, Frontignan, Villeneuve, Vallabrègues (D 65-98) où l'on trouve des pièces relatives au système d'arrosage des prés, la gestion des moulins, le droit de vaine pâture des communautés. Après l'expulsion des Jésuites, l'administration ultérieure est représentée par les registres de délibération du bureau d'administration du collège établi par ordonnance du parlement de Toulouse de septembre 1762 (D 101-102, 1762-1790), puis par le conseil général de la commune de Montpellier pour 1791-1793, et par les comptes annuels du receveur pour 1764-1792 (D 104-109).

    SOCIÉTÉS SAVANTES

    Société royale des sciences de Montpellier

    La partie la plus prestigieuse (et aussi majeure matériellement) de la série D est le fonds de la Société royale des sciences de Montpellier où s'illustra l'élite intellectuelle de la société montpelliéraine, 'gens des comptes' membres de la cour des comptes, aides et finances, caste nombreuse et puissante, grands financiers et entrepreneurs, professeurs et savants de l'Université, mais aussi syndics généraux, secrétaires des Etats et autres grands officiers de l'administration royale provinciale entretenant des relations suivies avec les milieux scientifiques et littéraires parisiens et européens. La Société royale fut établie en février 1706 comme une 'extension et partie' de l'Académie des Sciences de Paris.

    Le fonds comprend délibérations, journaux des séances et travaux, documents relatifs aux locaux, correspondance du secrétaire, comptabilité et pièces justificatives, publication des ouvrages couronnés par un prix de la Société.

    Il renferme surtout un ensemble de mémoires et rapports ayant trait aux sciences et de notes biographiques et bibliographiques 'notices et éloges' que fit relier en 59 volumes à la fin du XIXe siècle l'archiviste Joseph Berthelé. Classés par Berthelé, ces travaux, de divers auteurs - languedociens et européens - intéressent les diverses spécialités des sciences de l'époque : mathématiques, astronomie, physique, météorologie, chimie, géologie, hydrogéologie, botanique, physiologie et anatomie de l'homme, médecine, chirurgie, pharmacie, agriculture, viticulture et vinification, eaux de vie, méthodes de production textile, pépinières, verre, rentes, loteries... Ces mémoires de membres, membres associés libres ou simples correspondants, ainsi que la correspondance du secrétaire de la Société - et celle, personnelle de M. de Rattes, conseiller à la cour des aides (D 208) illustrent abondamment le rayonnement des milieux languedociens du XVIIIe siècle et leur contribution à la progression des idées des Lumières.

    Académie royale des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse

    Quelques documents en rapport avec cette académie sont conservés sous la cote unique D 231.

    Académie royale des belles-lettres de Béziers

    Une cote unique (D 232* : fondation, statuts, membres, suppression, inventaires) concerne l'Académie royale des Belles-Lettres de Béziers, autorisée par lettres royaux de 1766 et supprimée par la loi du 8 août 1793.

    Société des beaux-arts de Montpellier

    Les six cotes (D 233-238) sont consacrées à la fondation, aux statuts et règlements, à l'exposition artistique organisée pr la société en 1779 et à la comptabilité. ...  

  • Mode de classement

    UNIVERSITÉ DE DROIT DE MONTPELLIER (1307-1791) : D 1-30

    Cartulaire, connu sous le nom de Liber Rectorum (1326-1523 - copie du XVIIe s.) : D 1

    Concessions et confirmations de privilèges (1307-1398) : D 2-3

    Privilèges divers des professeurs (XVIe-XVIIIe s.) : D 4-6

    'Registre pour le cérémonial' (1738-1789) : D 7

    Professeurs, docteurs agrégés, dignitaires (XVe-XVIIIe s.) : D 8-10

    Gages des professeurs (XVIe-XVIIIe s.) : D 11-14

    Délibérations et autres actes de la faculté (1667-1791) : D 15-24

    Étudiants : inscriptions, études et examens (1540-1791) : D 25-26

    Locaux de l'Université de droit, réparations (1597-1788) : D 27

    Collèges divers fondés à Montpellier pour des étudiants en droit : collège du Vergier ou de la Chapelle Neuve, collège Saint-Pierre, collège Saint-Ruf (XVIe-XVIIIe s.) : D 28

    Documents divers (XVIIe-XVIIIe s.) : D 29

    Inventaires des archives (XVIIe-XVIIIe s.) : D 30

    UNIVERSITÉ DE MÉDECINE DE MONTPELLIER (1912) : D 31

    COLLEGE DE CHIRURGIE DE MONTPELLIER (1747-1785) : D 32-36

    'Statuts et règlemens pour le collège des maîtres en chirurgie de la ville de Montpellier ' (1770). - Projet de création d'une ' chaire pour les maladies des yeux ' (s. d.). - Organisation des secours aux noyés (1783) : D 32

    Legs de La Peyronie aux maîtres en chirurgie de Montpellier, pour la création d'un amphithéâtre d'anatomie (édifice Saint-Côme) (1747-1785) : D 33-36

    COLLEGE ROYAL DE MONTPELLIER (1421-1793) : D 37-115

    Collège des Humanités, restauré par Henri IV, puis Collège des jésuites (1421-1772) : D 37-99

    Expulsion des Jésuites et liquidation de leurs biens. - Conservation du collège de Montpellier (1762-1766) : D 100

    Le collège royal après l'expulsion des Jésuites (1762-1793) : D 101-114

    Villes diverses : collèges et autres établissements d'instruction (XVIe-XVIIIe s.) : D  ...  

  • Conditions d’accès et d’utilisation :

  • Langue

    Latin, français

  • Instruments de recherche

    BERTHELÉ (Joseph), Répertoire numérique des Archives départementales de l'Hérault. Période antérieur à 1790. Archives civiles. Série D : Instruction publique, sciences et arts, Montpellier, Lauriol, 1925, 154 p. ; version électronique (fichier XML-EAD), établie et mise à jour par Damien Vaisse, 2011, consultable en ligne.

  • Sources complémentaires :

  • Informations sur les copies

    Pour la Société royale des sciences de Montpellier, de nombreux articles ont été microfilmés.

    D 127 : 2 Mi 294 (R 1)

    D 138-148, 150, 183 : 2 Mi 233 (R 1-5)

    D 166-189, 193-194, 200-201 : 2 Mi 334 (R 1-11)

    D 229 : 2 Mi 79 (R 1-17)

    Les lettres patentes et les statuts de la Société royale des sciences de Montpellier ont été numérisés et sont consultables en ligne (D 199). L'article D 232 (Académie royale des sciences et belles-lettres de Béziers) est intégralement numérisé et consultable en ligne. ...  

  • Sources complémentaires internes

    Sous-série 1 B : cour des comptes, aides et finances de Montpellier

    1 B 7919-7924. Procès relatifs aux gages des collèges et universités. 1642-1645 et s.d.

    Voir également, dans la partie non cotée définitivement (1 BP), les articles relatifs à la faculté de médecine de Montpellier, aux règlements sur les apothicaires et les chirurgiens, au collège de Girone, au collège de médecine, aux professeurs et médecins (Cahier XI de Maurice Oudot de Dainville, p. 121-122).

    Série C : administrations provinciales

    Intendance du Languedoc

    C 523-549. Médecine et chirurgie, facultés de Montpellier, maîtres et maîtresses d'école, collèges, académies.

    Etats généraux de Languedoc

    C 7902-7913. Sciences et arts.

    Sous-série 1 E : archives de famille

    1 E 276-277. Papiers de Poitevin relatifs à la société royale des sciences de Montpellier, dont il était trésorier. 1753-1790.

    Sous-série 2 E : notaires

    2 E 62/263. Acte de vente d'une maison devant Granier, notaire, entre Pierre-Antoine de Guilleminet et la Société des sciences de la ville de Montpellier, le 30 avril 1760.

    2 E 58/146. Acte de cession de l'hôtel de la Société royale des sciences de Montpellier, devant Péridier, notaire, le 28 prairial an IV , entre Durand-Marie-Eustache Poitevin et Suzanne des Pradels.

    Série G : clergé séculier

    Voir notamment, dans les archives de l'évêché de Maguelonne puis Montpellier les articles suivants.

    G 1263*-1281*. Collège Saint-Benoît-Saint-Germain. Faculté des droits, de théologie, de médecine, des arts (avec notamment les immatriculations des étudiants et l'enregistrement des diplômes).

    G 1314-1350. Privilèges de l'évêque comme chancelier de l'université. Privilèges et statuts de l'université. Collège Saint-Benoît-saint-Germain. Faculté de médecine. Maîtres apothicaires. Faculté de droit. Faculté de théologie et des arts. Collège de Montpellier. Mélanges littéraires. Traités, notes. Petites écoles du diocèse. Ecoles en France.

    Série H : clergé régulier

    42 H 1-2 : jésuites et collège de Béziers (1606, 1741)

    43 H 1 : jésuites et collège de Montpellier (1649-1752)

    Série L : époque révolutionnaire (1790-1800)

    L 2539. Rapport sur les comptes de la Société royale des Sciences (1791). ...  

  • Sources complémentaires externes

    MÉDIATHEQUE CENTRALE ÉMILE ZOLA A MONTPELLIER

    Ms. 52. Société royale des Sciences de Montpellier, correspondance du secrétaire de la Société (recueil Gauteron) : ' Recueil de lettres adressées à l'ancienne Société royale de Montpellier et conservées par elle '. XVIIIe siècle.

    Ce recueil se compose de cent quatre lettres autographes reçues à l'académie, de 1706 à 1737, de divers académiciens nationaux et étrangers, et de personnages célèbres, savoir : Philippe d'Orléans, Fontenelle (deux) ; Titon du Tillet, l'abbé Bignon ; Voltaire (quatre), etc. On s'aperçoit que plusieurs lettres ont été enlevées. Les quatre lettres de Voltaire manquent.

    L'abbé Bignon : lettres diverses (1708-1737, nos l à 46) ; publications de l'Académie royale des Sciences de Paris ; envois, faits par Gauteron à Bignon, de travaux, manuscrits ou imprimés, dus à divers membres de la Société royale des Sciences de Montpellier ; impossibilité d'obtenir du Roi les ' petits secours, que la société souhaiterait ' (1708, n° 46, et. 1715, n° 40) ; le ' mémoire de Mr Lapeyronie sur les prétendus Sufs de coq ' (1711, n° 44) ; Bignon nommé ' à la place du président ' de la Société royale (1711, n° 42 et 43) ; affaire du ' livre de M. Astruc ' : ' remontrances ' de Bignon à Astruc (1714, n° 41) ; De Clapiès (1718, n° 39) ; le Duc d'Orléans (1719, n° 38) ; ' la dissertation de Mr Senès sur la construction des voûtes ' (1720, n° 37) ; ' le mémoire de M. Nissole ' (1723, n° 36) ; ' Mr de Bernage et Mr Bonnier ' (1724, n° 34) ; Astruc ' à Turin ' (1725, n° 35) ; mémoire sur l'opium (1726, n° 32) ; ' le comte Marsigli ... son Histoire physique de la Mer, imprimée en Hollande ' (1726, n#176; 30) ; le Mercure galant (n° 29) ; établissement d'Astruc à Paris (1727, n° 27) ; les adjoints, d'abord dénommés élèves, de la Société royale (1727, n° 27) ; la Bibliothèque Royale : collections des thèses de médecine soutenues à Montpellier et à Paris (1729 et 1730, n° 26, 23, 20 et 19) ; l'académie de Béziers (1729, n° 25) ; ' idées systématiques ' decertains physiciens (1730, n° 23) ; ' libéralité ' des États Languedoc (1729, n° 22) ; mémoires divers de De Plantade, de ' De La Morier ', de Nissole et de Chicoyneau (1729, 1730 et 1731, n° 21, 20,17 et 16) ; Danyzy, Chicoyneau, De Plantade, Lamorier (1732, n° 15) ; éloge de Chirac (1733, nos 14 et 13) ; mémoire de Haguenot (1734, n° 11) ; mémoire de Gauteron sur le kermès (1734, nos 10 et 9, et 1735, n#176; 8) ; travaux de M. de Réaumur sur les insectes (nos 10 et 5) ; ' ouvrages de M. Vallisnieri ' (nos 9 et 8) ; observatoires astronomiques de ' Mrs de Guilleminet et d'Anizy ' (1735, n° 7) ; ' mémoire de M. de Lamorier sur la cause immédiate du vomissement ' (1735, n° 6) ; ' observation que Mrs Guilleminet et d'Annizy ont faite de l'éclipse de lune du 26 mars dernier ' (1736, n° 3) ; mémoire de Rideux sur ' le fait du corps étranger, dont on a accouché une femme de 77 ans ' (1737, nos 1 et 2).

    ' Le Duc d'Orléans, régent du royaume, à Mr de Baville ', l'invitant à ' engager les États de Languedoc à donner à cette académie une gratiffication annuelle de six ou huict cent livres ' (1718, n° 116 ; la signature : ' Philippe d'Orléans ' est seule autographe).

    De Lamoignon de Basville, intendant de Languedoc : son élection comme président de la Société royale de Montpellier (1723, nos 70 et 70 bis).

    De Bernage de Saint-Maurice, intendant de Languedoc (1726 et 1730, nos 66 à 69).

    L'Archevêque de Narbonne (1708-1736, nos 47 à 53 et 65) ; son élection comme président de la société (1727, n° 55) ; la carte de la Province de Languedoc (n° 50). - L'Archevêque d'Albi (1728 à 1737, n°s 54, 55 et 57 à 63).

    De Montferrier, directeur de la Société : six lettres (1727-1733, nos 74 à 79) ; Fournier proposé en remplacement de Nissolle (1733, nos 77 et 79) ; élection de ' M. Figerai ' ; départ de Mariotte, qui ' a acheté la charge de médecin consultant du Roi de M. Helvétieux, avec l'agrément du Roi ' (n° 79).

    De Guilleminet : l'onguent mercuriel de Haguenot (1734, n° 80) ; le livre, que ' M. de Meiran... a fait sur l'aurore boréale ' (1734, no 81).

    Fontenelle, ' secrétaire de l'Académie royalle des Sciences ' : deux lettres (1706 et 1707, nos 109 et 108) : réponses à diverses questions, posées par Gauteron, au sujet des habitudes de l'Académie des Sciences : organisation des assemblées publiques et des assemblées particulières, travail du secrétaire, etc.

    Dortous de Mayran, de Béziers, : ' observation des diférens degrés de chaleur, pendant l'éclipse du 12e mai 1706, à Béziers, dans le jardin de Mr de Gaujac ' (1706, n° 113) ; ' sur la cause de ce cercle lumineux, qui parut autour de la lune, dans le temps de l'éclipse totale ' (1706, n° 112).

    Homberg, ' directeur de l'Académie royale des Sciences ' (1707, n° 111). - Lémery, membre de l'Académie royale des Sciences (1707, n° 110). - Pajot Donsenbray (1730-1737, nos 56, 64, 71 à 73). - Titon du Tillet : nouvelle édition du Parnasse François (1733, n° 105).

    Chicoyneau : procès-verbal de ' l'ouverture du cadavre de Madame Marie-Louise de France ', faite par ' Monsieur Mareschal, premier chirurgien du Roy ', en présence de Chicoyneau, La Peyronnie, etc. (1733, n° 85).

    Marcot : acquisition, faite par lui, de ' la charge de premier médecin ordinaire du Roy ' (1733, no (84).

    Le comte Marsilli : trois lettres, à ' Monsieur Coderon ', autrement dit ' Mr Goderon, secret de : la Soc : Roial de Monpel. ' (1715, 1725 et 1728, nos 100, 101 et 99) ; sa ' dissertation sur l'origine des champignons ' ; ses deux lettres imprimées à Venise, ' l'une, de la nature du kermès, et l'autre, des fleurs de coraille ' ; ses observations, ' sur les côtes de Provence et de Languedoc ', : son ' Histoire naturelle ', imprimée en Hollande par ' une compagnie de libraires ' ; son ' ouvrage du Danube ' ; notes autobiographiques ; ' actes légals de la fondation de l'Académie des Sciences de Bologne '.

    Correspondants divers de la Société royale des Sciences de Montpellier : Besson, de Lunel (1707, n° 114) ; Blanquet, de Mende (1735, n°s 102 et 103) ; observations médicales, communiquées par Besson et par Blanquet ; Davizard, ' professeur royal de mathématiques, à Arles ' (1708, no 115) ; Mathieu, de Nimes : notes autobiographiques (1729, n° 89) ; l'éclipse de lune du 8 août 1729, ' observée au palais épiscopal de notre ville, par les Révérends Pères Émanuel Duviviers, capucin, et Sarabat, jésuite ' (n° 88) ; Pestalossi, médecin de Lyon (1772, n° 96) ;

    Peyssonel, médecin de Marseille (1723, n° 95) ; ' observations botaniques ', faites par lui sur le corail ; plan du ' traité complet ', qu'il a ' composé sur le corail '. Polier, de Paris (1734, n° 91) : l'abbé de Molières, auteur d'un livre de physique ; Maffre, chanoine de La Piochelle.

    ' Explication d'une maladie de l'Sil très rare et très curieuse ' (lettre incomplète, s.d., n° 117).

    Délibérations des États de Languedoc, au sujet de la carte géographique de la Province, dressée avec le concours de la Société royale des Sciences (1728 et 1729, nos 118 à 120) ; ' impression de l'histoire de la Province ' des Pères de Vie et ' Vaissette ' (1729).

    ' Vérification du vert-de-gris, saisi chés la veuve de Sales et chez le sr Soulier, marchand droguiste de Nimes, faitte par les chymistes de l'Académie, en conséquence de l'ordonnance de Mr de Basville, du deuxième avril 1711, qui les commet à cet effet ' ; signé : Gauteron, Rivière, etc. (n#176; 86).

    ' Minute d'un certificat, donné à M. l'abbé de Aigrefeuille par la Société royale des Sciences, sur le temps vray auquel le soleil s'est couché le 9me avril 1729 ' (n° 104). ...  

  • Bibliographie

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    Cartulaire de l'Université de Montpellier, publié sous les auspices du Conseil général des Facultés de Montpellier, t. 1 (1181-1400), Montpellier, 1890, ... ; t. 2 : Inventaires des archives anciennes de la Faculté de Médecine et supplément au tome 1 du Cartulaire de l'Université de Montpellier (1181-1400), avec une introduction, par Joseph Calmette, Montpellier, imprimerie Lauriol, 1912, CLVIII-930 p.

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    DESGENETTES (René), Eloges des académiciens de la Société royale des sciences de Montpellier, Paris, Bossange et Masson, 1811. . Éloges divers, par Gauteron : Ricome, docteur en médecine (p. 1 à 4) ; Icher, docteur en médecine (p. 5 à 7) ; Magnol, professeur royal en médecine(p. 8 à 14) ; l'abbé de Lacan, docteur de Sorbonne (p. 15 à 18) ; Gondange, démonstrateur en anatomie et en chirurgie (p. 19 à 21) ; De La Berchère, archevêque de Narbonne (p. 22 à 26) ; De Basville, conseiller d'État, intendant de Languedoc (p. 27 à 32) ; Nissolle, démonstrateur en anatomie et en chirurgie (p. 33 à 35) ; le Marquis de Castries (p. 36 à 41) ; Chirac, conseiller d'État, premier médecin du Roi (p. 42 à 49) ; Nissolle l'aîné, docteur en médecine (p. 50 à 52) ; Rivière, docteur en médecine (p. 53 à 55). - Éloges divers, par De Ratte : de Beauvau, archevêque de Narbonne (p. 64 à 69) ; De Plantade (p. 81 à 92) ; Matte, démonstrateur royal de chimie (p. 93 à 96) ; De Glapiès, directeur général des travaux publics du Languedoc (p. 97 à 104) ; Du Quetin (p. 114 à 119) ; De Castries, archevêque d'Albi (p. 120 à 124) ; De La Peyronie, premier chirurgien du Roi (p. 125 à 144) ; De Sauvages, professeur royal en médecine (p. 145 à 164) ; D'Aigrefeuille, premier président de la Cour des Comptes, Aides et Finances (p. 165 à 171) ; Pitot, directeur du Canal de Languedoc (p. 172 à 185) ; Haguenot, doyen des professeurs royaux de la Faculté de Médecine (p. 186 à 193) ; Venel, professeur royal en médecine (p. 194 à 203) ; Lafosse, docteur en médecine (p. 204 à 209) ; le cardinal de la Roche-Aymon, grand aumônier de France (p. 210 à 213) ; Danyzi, directeur des travaux publics du Languedoc (p. 214 à 222) ; Lamorier, professeur du Collège royal de chirurgie (p. 223 à 227) ; De Joubert, syndic général du Languedoc (p. 228 à 232) ; Le Roy, professeur royal en médecine (p. 233 à 241) ; Garipuy, directeur des travaux publics du Languedoc (250 à 257) ; Cusson, docteur en médecine (p. 258 à 265) ; De Saint-Priest, conseiller d'État, intendant de Languedec (p. 266 à 271) ; Séguier (de Nîmes) (p. 272 à 279) ; le Marquis de Montferrier, syndic général du Languedoc (p. 280 à 286) ; De La Mure, doyen des professeurs royaux de la Faculté de Médecine (p. 287 à 297). - Autres éloges, dus à divers auteurs : Gauteron, docteur en médecine, secrétaire de la société ; par De Plantade (p. 56 à 63) ; Chicoyneau, chancelier et juge en survivance de l'Université de Médecine ; par Combalusier (p. 70 à 80) ; De Senés, ingénieur du Roi ; par de Carney (p. 105 à 113) ; Montet, démonstrateur de chimie ; par Poitevin (p. 242 à 249).

    DUDON (P. Paul), ' L'établissement des Jésuites à Montpellier (1629)', Mélanges de Littérature et d'Histoire religieuses, publiés à l'occasion du jubilé épiscopal de Mgr de Cabrières, tome 2, Paris, Alph. Picard, 1899.

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    DULIEU (Louis), ' Les démonstrateurs royaux de l'Université de médecine de Montpellier ', dans Cahiers d'histoire et d'archéologie de Nîmes, n° 15 et 16, 1949. ...